C’est une décision historique qui redessine le poids de l’Afrique au Vatican.
Le 30 juin 2026, le pape Léon XIV a permis à Mgr Andrew Nkea Fuanya, l’archevêque de Bamenda au Cameroun, de faire son entrée officielle au Dicastère pour l’Évangélisation du saint-siège.
Le Dicastère est le cœur stratégique des missions de l’Église catholique dans le monde. C’est le seul ministère dont le Pape lui-même assume directement la présidence.
Cette nomination place donc Mgr Andrew NKEA dans le club fermé des cinq africains appelés à exercer d’importantes responsabilités au sein de ce dicastère, témoignant de la confiance croissante que le Vatican accorde au leadership de l’Église en Afrique. Parmi les leaders religieux africains triés sur le volet: le puissant cardinal congolais Fridolin Ambongo et le Nigérian Alfred Martins.
Mais pourquoi Mgr Nkea, et pourquoi maintenant ?
Il faut dire que Mgr Andrew Nkea s’est imposé comme une force de médiation incontournable au Cameroun. Archevêque de Bamenda, en pleine zone anglophone en crise depuis 2016, il porte depuis des années un plaidoyer infatigable pour la paix et le dialogue.
Cette stature internationale s’est davantage cristallisée en avril 2026.
Lors de son premier voyage apostolique au Cameroun du 15 au 18 avril dernier, le Pape Léon XIV avait insisté pour faire une étape historique à Bamenda. Une visite sous haute tension, orchestrée de main de maître par Mgr Nkea en tant que président de la Conférence épiscopale. Cet événement, qui a rassemblé des centaines de milliers de fidèles et ravivé la foi des catholiques à travers le Cameroun, avait été particulièrement salué par le souverain pontife.
Aujourd’hui, sa nomination sonne comme un juste retour des choses. Mgr Nkea ne parlera plus seulement pour son pays. Désormais, sa voix résonnera directement à l’oreille du Pape.
